Une tradition millénaire
Il fut un temps – pas si lointain à l’échelle du temps – où nos armoires à pharmacies ne débordaient pas de pilules, de gélules, de pommades, de flacons, de boîtes de médicaments et d’ordonnances. Où l’on ne se rendait chez le médecin qu’en cas d’extrême urgence. Quand le corps s’affaiblissait, quand la maladie frappait, quand la blessure survenait, les générations du passé se tournaient vers les ressources de la Nature, là, à portée de main.
Les Anciens possédaient la connaissance aiguë des vertus thérapeutiques des plantes. La cueillette n’était pas un passe-temps mais une question de survie. Leur armoire à pharmacie se trouvait à ciel ouvert dans les prairies de montagne, les sous-bois, les clairières, les pentes rocailleuses et les bords de sentiers. Là où poussent l’armoise et l’aspérule, la prêle des champs et le genévrier, la primevère officinale et l’herbe à Robert. Ils savaient reconnaître chaque plante et connaissaient pour chacune leurs caractéristiques médicinales. Ils savaient quelle partie était efficiente (feuilles, fleurs, racines…), quand et comment les cueillir, et de quelle manière les utiliser (décoction, cataplasme, infusion, onguent, liqueur…).
À chaque mal sa plante
Des problèmes d’insomnie dus à la nervosité et au stress ? Des infusions de fleurs d’aubépine y remédiaient. Des rhumatismes ? Des cataplasmes chauds de fleurs de bruyère soulageaient les parties douloureuses. Un état de fatigue généralisé ? Du vin de fraises sauvages, un excellent tonifiant, riche en vitamine C, vous remettait sur pied. Des troubles du système respiratoire ? Les feuilles de rumex, appliqués en cataplasme, étaient un excellent décongestionnant. Des petites plaies ou des coupures à soigner ? Vite, des feuilles de plantain faisaient office de cicatrisant.
Un héritage à redécouvrir
L’arrivée de la médecine moderne a peu à peu relégué dans l’oubli ces « remèdes de grand-mère ». Alors même les extraits de plantes sont à la base des nombreux médicaments. Que l’on songe aux tubes de pommade d’arnica !
Le lien intime, millénaire, entre l’homme et le monde végétal s’est ainsi distendu. Pourtant, les herbes poussent toujours dans nos montagnes, fidèlement enracinées dans les prairies et les pentes rocailleuses, attendant simplement que nous reprenions le chemin vers elles.
C’est à la redécouverte de ces trésors naturels que nous invite Gilles Hiobergary. Ce cueilleur professionnel, installé dans les Aravis, a récolté ces savoirs ancestraux dans un livre qui est à la fois un guide pratique et un hommage rendu au savoir de nos ancêtres.
Un livre pour apprendre, comprendre et pratiquer
C’est dans cet esprit qu’a été conçu « Connaître, Cueillir, Utiliser les Plantes Médicinales de nos montagnes ». Cinquante plantes sont présentées, de manière claire et concise. Pour chacune d’entre elles, vous trouverez :
- Une présentation : aspect, habitat, vertus thérapeutiques.
- Leurs usages traditionnel et contemporain : tisanes, macérations, cataplasmes, baumes… autant de manières simples et accessibles de profiter de leurs bienfaits des plantes.
- Des conseils pratiques de cueillette : comment et quand récolter, sans détruire ni abîmer, dans le respect des cycles naturels
Que vous soyez passionné de nature, amateur de randonnée, ou simplement désireux de soigner vos petits maux du quotidien de façon naturelle, ce livre vous accompagnera pas à pas.
Nos ancêtres cueillaient pour vivre. Nous pouvons cueillir pour mieux vivre !








Avis
Il n’y a pas encore d’avis.