Le Dauphiné, c’est quoi exactement ?
L’Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes sont des départements aux reliefs et aux climats contrastés. Il y a loin du Queyras ou du Briançonnais aux rives paisibles du Rhône de Vienne ou de Valence, des Terres Froides du nord-Isère à la Drôme Provençale. Hautes montagnes, vallées et plateaux, plaines, ces territoires géographiquement divers sont pourtant unis par une longue histoire commune : tous appartenaient sous l’Ancien Régime à la province du Dauphiné.
Le Dauphiné est né au tournant de l’An Mil à partir du petit comté d’Albon, dans la Drôme actuelle. Les comtes d’Albon, bientôt appelés Dauphins du Viennois, vont progressivement étendre leurs possessions et se constituer un vaste territoire des bords du Rhône aux hautes vallées des Alpes du Sud en passant par le Grésivaudan, le Trièves, les Baronnies, la Matheysine… Ils font de Grenoble leur capitale. Le Dauphiné sera un État indépendant jusqu’à son Transport (son rattachement) au royaume de France en 1349, sous condition que l’héritier du trône prenne le nom de Dauphin. Sous la Révolution, les anciennes provinces sont abolies. Le Dauphiné laisse place aux départements de l’Isère, de la Drôme et les Hautes-Alpes.
Les habitants d’Embrun et de Pontcharra, de Morestel et de Die, d’Hauterives et de Laragne sont donc tous Dauphinois.
Unité et diversité
Les territoires qui composent le Dauphiné forment ainsi une « communauté historique », selon la formule de l’historien Émile Escallier. Mais dans le même temps, ces territoires si contrastés possédaient chacun leurs coutumes, leur parler, leur architecture, leurs modes de vie, leur agriculture…
De là, la singularité, du Dauphiné. Il est à la fois un et multiple. Il possède une forte identité tout en présentant d’innombrables visages, ce qui lui confère une exceptionnelle richesse patrimoniale, culturelle, ethnographique, gastronomique… Il n’est qu’à voir la grande variété des produits de son terroir : noix de Grenoble, bleu de Sassenage, picodon, clairette de Die, ravioles du Royans, tourtons du Champsaur, nougat de Montélimar, vins de la vallée du Rhône, abricots de la Drôme, olives de Nyons…
L’Almanach version 38-26-05
C’est cette diversité que l’Almanach Dauphinois s’emploie à explorer depuis soixante ans. En 1966, Émile Rosset, fondateur de l’Almanach Savoyard, entreprend de transposer la formule qui a fait le succès de cette publication dans le Dauphiné voisin. Il ne part pas en terrain inconnu. Cette région, il la connaît bien. D’abord parce que, une longue rivalité ayant longtemps opposé les deux voisins au cours des siècles passés, il est impossible de retracer l’histoire de l’un sans parler de l’autre. Et aussi parce que les Savoie comme le Dauphiné partagent, largement, la même identité montagnarde.
L’ambition était donc là aussi de créer un ouvrage de proximité qui soit à la fois un guide du quotidien, dans la tradition des almanachs, et un voyage à travers les traditions populaires, la vie quotidienne d’hier et d’aujourd’hui, les savoir-faire oubliés, les personnages illustres ou méconnus de la province.
Depuis, le « petit frère » a bien grandi. Il est devenu la publication régionale de référence dans l’Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes. Son lectorat fidèle y retrouve chaque automne les rubriques qui sont sa marque de fabrique : une tournée dans une commune dauphinoise, la ronde des centenaires, les nouvelles de l’année écoulée, le calendrier détaillé avec les phases de la Lune, des conseils pour le jardinage…












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